Depuis Cuba.

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La Havane, 2 juillet 1998, Cuba Free Press.

LA LIBERTE POLITIQUE A CUBA Par Ofelia Nardo Cruz, Cuba Free Press.

La discrimination politique est, à Cuba, une des violations institutionnelles des droits de l'Homme systématiques sur la plus grande des îles des Caraïbes.

Pour preuve, l'article premier de la Constitution définit le pays comme un système politique contre lequel il n'est possible de se prononcer sans violer quelque précepte et commettre un délit.

L'article premier de la Loi de lois promulguée en 1976, telle qu'elle fut rédigée dans la réforme de 1992, stipule que "Cuba est un état socialiste de travailleurs, indépendant et souverain, organisé avec la participation de tous et pour le bien de tous, comme une république unitaire et démocratique pour le bénéfice de la liberté politique, la justice sociale, le bien-être individuel et collectif et la solidarité humaine".

D'où on discrimine dans le premier postulat tous ceux qui ne sont pas travailleurs et ceux qui ne sont pas socialistes, laissant entendre que Cuba étant un état socialiste, ce sont eux qui l'ont organisé "avec la participation de tous et pour le bien être de tous", parce qu'ils sont les seuls à avoir ce pouvoir.

On constate, ensuite, une autre incohérence, puisqu'un état socialiste ne peut pas être en même temps, une "république démocratique", donc l'emploi de ce dernier vocable laisse entrevoir un effort pour concilier le langage avec les exigences du monde démocratique, sans céder l'immobile position socialiste.

Le bénéfice de la liberté politique que proclame cet article est encore plus contradictoire avec le premier postulat et avec le reste de la Constitution qui ne reconnaît que le droit exercé en faveur du socialisme et du communisme, comme l'indique l'article 62 de ce document qui dit qu' "aucune des libertés reconnues aux citoyens ne peut être exercée contre ce qui est établi dans la Constitution et les lois, ni contre l'existence de l'état socialiste ni contre la décision du peuple cubain de construire le communisme. L'infraction à ce principe peut être sanctionné".

Il est donc clair, que les libertés politiques n'existent pas à Cuba. Au contraire, elles sont réprimées dans les délits répertoriés dans le Code Pénal en vigueur, tel que la "propagande ennemie, associations, réunions et manifestations illégales, publications clandestines, outrages, sédition", et encore d'autres qui interdisent la libre expression, la décision de démocratiser le pays ou ne serait-ce que posséder des publications d'autres courants ou d'autres critères existant dans les monde.

L'article premier de la Carta Magna cubaine cité ci-dessus se termine par l'énumération d'objectifs tels que la "justice sociale, le bien-être individuel, collectif et la solidarité humaine". Ces buts ne sont pas atteints à cause de la profonde crise économique, sociale et morale dans laquelle le système socialiste -qui s'y prend depuis quatre décennies- a mis la société cubaine.

Ofelia Nardo Cruz, Cuba Free Press


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